Réemploi et circularité : est-ce vraiment compatible avec l’objet et le textile publicitaire ?

SOMMAIRE

Objets éco responsables

Si vous vous posez cette question sur le réemploi et la circularité, vous n’êtes pas seul.

Dans la réalité du marché, de plus en plus d’entreprises cherchent à réconcilier visibilité de marque et responsabilité environnementale, sans toujours savoir par où commencer, ni jusqu’où aller sans tomber dans l’effet d’annonce.

Le réemploi et la circularité sont souvent présentés comme des évidences. Pourtant, dans l’objet et le textile publicitaire, leur mise en œuvre soulève des questions très concrètes : faisabilité, volumes, image de marque, cohérence RSE.


Pourquoi parle-t-on autant de réemploi et de circularité aujourd’hui ?

Le secteur de l’objet et du textile publicitaire est historiquement associé à des productions ponctuelles, événementielles, parfois éphémères.

C’est précisément ce modèle qui est aujourd’hui remis en question.

Ce que beaucoup d’entreprises découvrent trop tard, c’est que :

  • un objet publicitaire non utilisé devient un coût inutile,
  • un textile porté une seule fois envoie un contre-message RSE,
  • la multiplication de goodies standardisés nuit à la désirabilité de la marque.

Dans ce contexte, le réemploi et la circularité ne sont plus de simples tendances, mais des réponses structurelles à des limites bien réelles du modèle traditionnel.


Réemploi, recyclage, circularité : de quoi parle-t-on vraiment ?

Dans les discours, ces notions sont souvent confondues. Pourtant, elles ne recouvrent ni les mêmes pratiques, ni les mêmes impacts.

Le recyclage

Le recyclage consiste à détruire une matière pour en recréer une autre.

Utile dans certains cas, mais :

  • énergivore,
  • rarement neutre en carbone,
  • souvent associé à une perte de qualité.

Dans l’objet et le textile publicitaire, il s’agit le plus souvent d’un moindre mal, pas d’une solution idéale.

Le réemploi

Le réemploi repose sur une logique différente :

👉 utiliser l’existant, tel quel ou légèrement transformé, sans repasser par une chaîne industrielle lourde.

Dans ce secteur, cela peut vouloir dire :

  • valoriser des stocks dormants,
  • transformer des textiles déjà produits,
  • donner une seconde vie à des supports conçus pour un autre usage.

La circularité

La circularité va plus loin.

Elle suppose de penser le produit dès le départ pour plusieurs vies : usages successifs, transformation possible, fin de vie maîtrisée.

Dans les faits, c’est là que les choix deviennent réellement structurants — et parfois contraignants.


À quoi ressemble concrètement le réemploi et la circularité dans l’objet et le textile publicitaire ?

Si vous vous demandez si ces principes restent théoriques, la réponse est non.

Dans la réalité du marché, plusieurs approches coexistent, avec des niveaux d’exigence très variables.

Quand le réemploi devient un projet à part entière

Dans certains cas, le réemploi ne consiste pas à “faire avec ce qu’il reste”, mais à construire un projet à partir d’une matière existante, en lien direct avec son origine et son usage initial.

C’est notamment ce qui a été expérimenté dans une collaboration avec l’entreprise spécialiste Dickson-Constant. Toutes les deux, implantées à Villeneuve-d’Ascq, nous avons travaillées autour de la création d’un sac conçu à partir de stores professionnels en fin de vie ou en dehors des standards de qualité.

Le point de départ n’est pas un produit publicitaire classique, mais un tissu technique initialement destiné à l’aménagement.

Ce store, une fois récupéré, a été transformé en sac, sans passer par une phase de recyclage lourd de la matière. Les anses, quant à elles, ont été sourcées séparément, avec une fabrication en Italie, afin de garantir solidité et durabilité.

Sac conçu avec des matières upcyclées

Cette démarche illustre bien ce que recouvre le réemploi dans sa forme la plus exigeante :

  • une matière avec une histoire réelle et traçable,
  • un produit non standardisé,
  • une logique locale et partenariale, plus que catalogue.

Dans la réalité du marché, ce type d’initiative reste encore marginal, car il suppose :

  • du temps de conception,
  • une capacité à travailler hors standards,
  • l’acceptation de contraintes esthétiques et de volumes.

Prolonger l’usage de ce qui existe déjà

Autre approche observée sur le marché :

  • objets non distribués réintégrés dans de nouveaux projets,
  • textiles événementiels transformés en sacs, housses ou accessoires,
  • supports internes conçus pour être utilisés plusieurs fois.

Cette logique permet à la fois de réduire le gaspillage et de mieux aligner les volumes produits avec les usages réels.

Sortir du goodie jetable

Certaines entreprises font un pas de côté en se posant une question simple :

“Cet objet aura-t-il une utilité après l’événement ?”

Cela conduit à :

  • des objets pensés pour un usage interne durable,
  • des textiles corporate conçus pour un port professionnel régulier,
  • des supports qui deviennent des outils plutôt que des cadeaux.

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Et le textile dans tout ça

Dans le textile publicitaire, toutes les démarches responsables ne passent pas par le réemploi strict.

Certaines marques ont fait le choix de travailler en profondeur sur la matière et la chaîne de valeur.

Des acteurs du marché, comme Stanley/Stella, ont par exemple construit depuis plus de dix ans une démarche basée sur :

  • des textiles composés majoritairement de coton biologique,
  • des fibres complémentaires en polyester recyclé,
  • une attention portée à la traçabilité et aux conditions de production.

Ce type d’approche ne relève pas du réemploi au sens strict, mais d’une logique de circularité amont :

👉 réduire l’impact dès la conception, avant même de parler de seconde vie.

Dans la pratique, beaucoup d’entreprises combinent aujourd’hui ces deux leviers :

  • réemploi quand c’est pertinent,
  • matières responsables quand le réemploi n’est pas viable.

Quels sont les vrais bénéfices… et les limites à connaître ?

Les bénéfices réels du réemploi et de la circularité

  • réduction de l’empreinte carbone (quand la démarche est bien pensée),
  • meilleure cohérence avec une stratégie RSE globale,
  • discours de marque plus crédible, car fondé sur des faits,
  • différenciation face aux objets publicitaires standards.

Les limites du réemploi et de la circularité à anticiper

  • volumes parfois irréguliers,
  • contraintes esthétiques ou de personnalisation,
  • délais plus longs,
  • nécessité d’embarquer les équipes internes (marketing, RH, achats).

👉 Le réemploi n’est pas une solution miracle.

C’est un choix stratégique, qui implique des arbitrages assumés.


Comment éviter le greenwashing ?

C’est une inquiétude légitime. Beaucoup d’entreprises craignent de “mal faire” ou de “trop en dire”.

Quelques principes simples observés chez les démarches les plus crédibles :

  • privilégier la transparence plutôt que les promesses,
  • expliquer les limites du projet,
  • éviter les termes flous sans preuve concrète,
  • toujours relier l’objet ou le textile à un usage réel.

Dans ce type de démarche, le silence vaut parfois mieux qu’un discours exagéré.


Faut-il se faire accompagner pour intégrer le réemploi et la circularité ?

Tout dépend de votre niveau de maturité.

Mais dans les faits, ces projets demandent souvent :

  • une compréhension fine des contraintes produits,
  • une coordination entre plusieurs services,
  • des partenaires capables d’adapter les solutions, pas de vendre du standard.

Si vous vous posez beaucoup de questions en amont, ce n’est pas un frein.

C’est souvent le signe qu’un accompagnement spécialisé peut éviter des erreurs coûteuses, en temps comme en image.


LA FAQ

Q : Le réemploi est-il vraiment adapté à l’objet publicitaire ?

R : Oui, à condition de repenser l’usage et la durée de vie, pas seulement le coût unitaire.

Q : Quelle différence entre un objet recyclé et un objet réemployé ?

R : Le recyclé repasse par une transformation industrielle, le réemployé utilise un produit ou une matière existante.

Q : Le réemploi et la circularité sont-ils compatibles avec une image de marque premium ?

R : Oui, si le projet est cohérent, bien expliqué et aligné avec les valeurs de l’entreprise.

Q : Le réemploi et la circularité, c’est plus cher ?

R : Pas forcément. Le coût global dépend surtout de la complexité du projet et des volumes.

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